12 août 2020

Le pétrole chute alors que les infections virales augmentent, selon le plan de relance de l’Union européenne

Par Bozorgmehr Sharafedin

LONDRES (Reuters) – Les prix du pétrole ont chuté lundi, alors que les cas de coronavirus ont augmenté dans de nombreux pays du monde, mais les investisseurs restent prudemment optimistes quant aux discussions en cours sur un fonds de relance à l’échelle de l’Union européenne pour relancer les économies touchées par la pandémie.

Le Brent a baissé de 19 cents, soit 0,4%, à 42,95 dollars le baril à 8h45 GMT, et le pétrole américain a baissé de 19 cents, soit 0,5%, à 40,40 dollars le baril.

“Dans l’état actuel des choses, les prix ne devraient pas produire de gains importants très bientôt, jusqu’à ce qu’un signal de ralentissement de la pandémie soit donné. Et même si en Europe le virus a été acculé, les Amériques et certains États asiatiques ont encore un long chemin à parcourir”, a déclaré Bjornar Tonhaugen, responsable des marchés pétroliers chez Rystad Energy.

Plus de 14,5 millions de personnes ont été infectées par le nouveau coronavirus dans le monde et plus de 604 000 sont mortes de COVID-19, la maladie causée par l’agent pathogène, selon un décompte de Reuters.

Les investisseurs attendent du sommet européen qu’il leur donne des signaux, les dirigeants montrant les premiers signes d’un compromis sur le découpage d’un fonds de relance de 750 milliards d’euros (858,30 milliards de dollars) proposé pour relancer les économies.

Les importations de pétrole du Japon ont chuté de 14,7 % en juin par rapport au même mois de l’année précédente, ont indiqué lundi les chiffres officiels. La baisse n’a pas été aussi prononcée qu’en mai, où elles avaient chuté de 25 % en glissement annuel.

Soulignant également l’impact du virus, les exportations japonaises ont chuté de 26,2 % en juin par rapport à l’année précédente, ont indiqué lundi les données du ministère des finances.

Bien que la demande de carburant se soit rétablie après une chute de 30 % en avril, suite à l’imposition par les pays du monde entier d’un verrouillage strict, la consommation reste inférieure aux niveaux d’avant la pandémie. La demande d’essence au détail aux États-Unis est de nouveau en baisse, car les infections augmentent.

Aux États-Unis, les foreurs d’énergie ont réduit le nombre de plateformes de forage de pétrole et de gaz naturel en activité à un record pour une 11e semaine consécutive, ont montré les données vendredi.

La tension croissante entre la Chine et les États-Unis a également exercé une pression sur les prix.

L’ambassade de Chine au Myanmar a accusé dimanche les États-Unis de “salir scandaleusement” le pays et de semer la discorde avec ses voisins d’Asie du Sud-Est sur la mer de Chine méridionale et à Hong Kong.

Le roi Salman bin Abdulaziz, 84 ans, a été hospitalisé pour une inflammation de la vésicule biliaire. Le roi dirige le plus grand exportateur de pétrole brut au monde et est un proche allié des États-Unis depuis 2015.

(Reportage de Bozorgmehr Sharafedin, reportage complémentaire d’Aaron Sheldrick à Tokyo ; montage d’Emelia Sithole-Matarise)

(Seuls le titre et l’image de ce rapport ont pu être retravaillés par le personnel de Business Standard ; le reste du contenu est généré automatiquement à partir d’un flux syndiqué).