19 octobre 2020

Le Hongrois Orban soutient Trump dans l’élection américaine

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a approuvé lundi la candidature de Donald Trump à la réélection, affirmant que les démocrates, rivaux du président sortant, ont imposé un “impérialisme moral” au monde.

“Nous soutenons la victoire de Donald Trump, parce que nous connaissons bien la diplomatie des gouvernements démocrates américains, fondée sur l’impérialisme moral. Nous avons déjà été obligés de la tester auparavant, nous ne l’avons pas aimée, nous ne voulons pas de secondes”, a écrit Orban dans un essai publié dans le journal hongrois pro-gouvernemental Magyar Nemzet.

Le nationaliste Orban doit faire face à des élections parlementaires au début de l’année 2022, et l’impact de la crise du coronavirus devrait remettre en question son règne de dix ans.

“Ils se préparent à une bataille décisive en 2022, soutenus par les médias internationaux, les bureaucrates de Bruxelles et les ONG déguisées en organisations civiles”, écrit Orban dans son article intitulé “Ensemble, nous réussirons”.

“Il est temps pour nous de nous aligner aussi”, a ajouté le Premier ministre hongrois, appelant les conservateurs chrétiens à se préparer, affirmant que l’élite libérale internationale était prête à les détruire.

L’essai d’Orban a été rédigé quelques jours après que la Pologne se soit jointe à la Hongrie pour menacer de bloquer le budget de 1,8 billion d’euros de l’UE et le plan de relance de la lutte contre les coronavirus, craignant que le Parlement européen n’impose des conditions refusant l’accès aux fonds aux pays qui violent l’État de droit.

“Le système de chantage, appelé État de droit, ne pouvait pas être construit”, a déclaré M. Orban en se référant aux conditions de Bruxelles pour le versement des fonds.

“Nous devons rester sur la voie des accords et des compromis et mettre en œuvre nos grandioses plans financiers et budgétaires, qui ont été achevés cet été, quoi qu’en dise le Parlement européen”, a souligné M. Orban, alors que les chefs des institutions européennes discutent de la réponse de l’Union à la crise du coronavirus avec la chancelière allemande Angela Merkel, dont le pays assure actuellement la présidence tournante du Conseil de l’UE.

Il a ajouté que l’issue dépendait de la bataille pour la succession en Allemagne, le mandat de Mme Merkel devant prendre fin au milieu de l’année 2021.