23 septembre 2020

Le diplomate européen en visite en Libye et en Méditerranée orientale avec le président égyptien, FM

Compte tenu des défis communs en Méditerranée orientale, le diplomate européen Josep Borrell s’est rendu vendredi au Caire, où il s’est entretenu avec le président du pays, Abdel Fattah al-Sisi, le ministre des affaires étrangères, Sameh Shoukry, et le ministre de la défense, Mohamed Ahmed Zaki.

“L’Égypte est une plaque tournante pour la sécurité et la stabilité dans la région”, a déclaré M. Borrell, reconnaissant les liens étroits qui unissent les deux parties et le rôle clé du pays dans la résolution du conflit libyen, ainsi que dans plusieurs questions d’intérêt commun, notamment la lutte contre l’immigration clandestine, le terrorisme et l’idéologie extrémiste.

La visite de Borrell au Caire était la première depuis qu’il a pris ses fonctions, et s’est déroulée dans un contexte de tensions croissantes sur plusieurs fronts dans la région : d’une tentative de cessez-le-feu en Libye, au conflit des eaux territoriales entre Athènes et Ankara, au processus de paix au Moyen-Orient et au grand barrage de la Renaissance éthiopienne.

“Les aspects les plus importants de cette visite sont peut-être les questions régionales, car notre voisinage – la Méditerranée – est en difficulté”, peut-on lire dans une déclaration du service d’action extérieure de l’UE.

Alors que la situation en Libye était en tête de l’ordre du jour, le Sisi égyptien a promis le soutien du pays à une solution politique en Libye, “loin des interférences étrangères et des milices armées”. Les commentaires du président égyptien ont été faits alors que l’embargo sur les armes est inefficace et que des combattants étrangers continuent d’entrer dans le pays.

“La vision de l’Égypte n’a pas changé, c’est-à-dire la nécessité de parvenir à une solution pacifique et consensuelle, une solution libyenne, selon le cadre de Skhirat, le Conseil de sécurité et l’envoyé des Nations unies”, a déclaré FM Shoukry, selon les médias locaux.

“De notre côté, nous essayons de contrôler l’embargo sur les armes autant que possible, mais nous sommes parfaitement conscients que le flux d’armes continue d’atteindre la Libye et, tant que cela continue, il va être assez difficile d’arrêter les combats”, a déclaré M. Borrell lors d’un communiqué de presse avec M. Shoukry.

Au début du mois de septembre, le haut représentant de l’Union s’était rendu en Libye, où il avait promis le soutien de l’UE à l’annonce du cessez-le-feu, lors d’une réunion avec le chef du gouvernement d’accord national (GNA) libyen, soutenu par les Nations unies et dirigé par Fayez al-Sarraj.