22 septembre 2020

Le Conseil de sécurité des Nations unies tente à nouveau d’obtenir la première résolution Covid-19 après le différend entre les États-Unis et la Chine

Le Conseil de sécurité de l’ONU tente à nouveau de parvenir à un accord sur sa première résolution sur COVID-19 depuis que le coronavirus a commencé à faire le tour du monde en février, après un long différend entre les États-Unis et la Chine sur la mention de l’Organisation mondiale de la santé.

Un projet de résolution révisé par la France et la Chine a été soumis au vote mardi et le résultat devrait être annoncé mercredi.

Le projet de résolution soutient l’appel lancé le 23 mars par le secrétaire général Antonio Guterres en faveur d’un cessez-le-feu mondial pour lutter contre la pandémie, et exige une “cessation immédiate des hostilités” dans tous les conflits inscrits à son ordre du jour, notamment en Syrie, au Yémen, en Libye, au Sud-Soudan et au Congo.

Il appelle toutes les parties en conflit à “s’engager immédiatement dans une pause humanitaire durable d’au moins 90 jours consécutifs” pour permettre l’acheminement sûr et sans entrave de l’aide humanitaire et des évacuations médicales.

Le projet de résolution précise que ces mesures ne s’appliquent pas aux opérations militaires contre l’État islamique et les groupes extrémistes d’Al-Qaïda et leurs affiliés.

António Guterres a déclaré lors d’une conférence de presse jeudi dernier que son appel à un cessez-le-feu mondial a été approuvé par près de 180 pays, plus de 20 groupes armés, des chefs religieux et des millions de membres de la société civile.

“La difficulté est de le mettre en œuvre”, a-t-il déclaré.

Le secrétaire général a déclaré que les envoyés des Nations unies et lui-même travaillent ensemble “pour établir des cessez-le-feu efficaces et font tout leur possible pour surmonter l’héritage de conflits de longue durée avec une profonde méfiance entre les parties et les fauteurs de troubles ayant un intérêt direct à la perturbation”.

Les tentatives répétées d’adoption d’une résolution du Conseil de sécurité ont été contrariées par une référence à l’Organisation mondiale de la santé.

Le président Donald Trump a suspendu le financement de l’OMS au début du mois d’avril, accusant l’agence sanitaire des Nations unies de ne pas avoir réussi à empêcher la propagation du virus lorsqu’il est apparu pour la première fois en Chine. Il a déclaré qu’elle “doit être tenue pour responsable” et a accusé l’OMS de se substituer à Pékin.

La Chine soutient fermement l’OMS et a insisté pour que son rôle d’appel à une action mondiale sur COVID-19 soit inclus dans toute résolution, ont déclaré les diplomates, tandis que les États-Unis ont insisté sur une référence à la “transparence” sur COVID-19 et aucune mention de l’OMS.

Le projet soumis au vote ne mentionne ni l’OMS, une agence de santé des Nations unies, ni la transparence.

Mais il prend note d’une résolution adoptée le 2 avril par l’Assemblée générale des Nations unies, qui compte 193 membres et qui “appelle à une intensification de la coopération internationale pour contenir, atténuer et vaincre la pandémie, notamment par l’échange d’informations, de connaissances scientifiques et de meilleures pratiques et par l’application des lignes directrices pertinentes recommandées par l’Organisation mondiale de la santé”.

Cette résolution reconnaît “les effets sans précédent” de la pandémie et appelle à “une coopération internationale intensifiée pour contenir, atténuer et vaincre” le nouveau coronavirus.

Le 20 avril, l’Assemblée générale a adopté une autre résolution demandant instamment une action mondiale pour accélérer le développement, la fabrication et l’accès aux médicaments, vaccins et équipements médicaux afin de faire face à la pandémie.

Si les résolutions de l’Assemblée générale reflètent l’opinion des gouvernements du monde entier, elles ne sont pas juridiquement contraignantes. En revanche, les résolutions du Conseil de sécurité sont juridiquement contraignantes.

Le porte-parole des Nations unies, Stéphane Dujarric, a déclaré lundi qu’une résolution du Conseil est très importante.

“Le Conseil de sécurité a la primauté au sein des Nations unies sur les questions de paix et de sécurité”, a-t-il déclaré. “Une déclaration forte et unifiée de cet organe soutenant l’appel du secrétaire général à un cessez-le-feu mondial, je pense, contribuerait grandement, espérons-le, à faire de l’appel à un cessez-le-feu une réalité.

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