19 octobre 2020

Le Belarus impose des sanctions de rétorsion contre l’UE

Le Belarus a annoncé des sanctions contre l’Union européenne, en représailles aux mesures restrictives imposées par les dirigeants du bloc vendredi, lors d’un sommet européen.

“Le Belarus est toujours en paroles et en fait contre la confrontation. Nous sommes pour le dialogue et la compréhension. Mais en tant qu’État souverain, nous sommes également déterminés, non sans regret, à répondre aux actions inamicales afin de protéger naturellement nos intérêts nationaux”, a déclaré le ministère des affaires étrangères du pays dans une déclaration vendredi, peu après l’annonce de la décision des chefs d’État et de gouvernement européens.

La liste des sanctions du Belarus n’a pas été publiée, “conformément à la pratique diplomatique civilisée actuelle”, peut-on lire dans la déclaration.

La semaine dernière, les dirigeants européens ont sorti de l’impasse pour imposer sanctions sur 40 personnes biélorusses responsables des élections “truquées” dans le pays et de la répression policière contre les manifestants qui réclamaient la démission du dirigeant de longue date, Loukachenko.

La liste des sanctions de l’UE exclut notamment le président sortant Loukachenko, malgré les appels de plus en plus nombreux lancés par des groupes de défense des droits de l’homme, des hommes politiques et la chef de l’opposition biélorusse, Svetlana Tikhanovskaya. Toutefois, des modifications pourraient être apportées à la liste, comme l’a déclaré M. Michel, l’UE “suivra la situation”.

Bien que la décision ait été prise en août, l’unanimité tant attendue au sein du Conseil n’a pas pu être atteinte, car Chypre refusé à des sanctions de feu vert sur le Belarus, à moins que l’UE ne suive un schéma similaire à l’agression d’Ankara en Méditerranée orientale.

“Avec la décision prise aujourd’hui, l’Union européenne s’est distancée de son voisin, le Belarus”, peut-on lire dans la déclaration du ministère biélorusse des affaires étrangères sur Facebook, ajoutant que “En fait, tout est simple : l’UE ne veut à nouveau rien offrir à son partenaire, si ce n’est des sanctions. “