24 octobre 2020

L’Azerbaïdjan et l’Arménie rejettent les pourparlers alors que le conflit du Karabakh s’étend

Mardi, l’Arménie et l’Azerbaïdjan se sont accusés mutuellement de tirer directement sur leur territoire respectif et ont rejeté les demandes de pourparlers de paix alors que leur conflit sur la région du Haut-Karabakh se poursuivait.

Les deux pays faisaient partie de l’Union soviétique et ont été impliqués dans un conflit territorial depuis leur indépendance dans les années 1990. Le problème principal est la région contestée du Haut-Karabakh, internationalement reconnue comme faisant partie de l’Azerbaïdjan mais contrôlée par les Arméniens de souche.

Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a déclaré mardi que l’atmosphère n’était pas propice aux discussions avec l’Azerbaïdjan. Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a également rejeté toute possibilité de pourparlers avec l’Arménie.

Mardi, le ministère arménien des affaires étrangères a déclaré qu’un civil avait été tué dans la ville arménienne de Vardenis après que celle-ci ait été bombardée par l’artillerie azérie et prise pour cible lors d’une attaque de drones. Le ministère azerbaïdjanais de la défense a déclaré que depuis Vardenis, l’armée arménienne avait bombardé la région de Dachkesan à l’intérieur de l’Azerbaïdjan. L’Arménie a nié ces rapports.

L’Arménie, qui avait auparavant accusé la Turquie d’envoyer des mercenaires pour soutenir les forces azerbaïdjanaises, a déclaré qu’un avion de chasse turc avait abattu un de ses avions de guerre au-dessus de l’espace aérien arménien, tuant le pilote. La Turquie a rejeté cette accusation.

Mardi, le Conseil de sécurité des Nations unies a exprimé son inquiétude au sujet des affrontements, a condamné l’usage de la force et a soutenu l’appel du chef de l’ONU Antonio Guterres à un arrêt immédiat des combats.

Le Nagorno-Karabakh a fait état de la perte d’au moins 84 soldats. L’incident actuel est la plus grave flambée des hostilités depuis 2016, date à laquelle les nations ont combattu pendant 4 jours dans la région. La violence a entraîné la mort de plus de 90 soldats de chaque côté et d’une douzaine de civils.