24 octobre 2020

La session plénière du Parlement européen à Strasbourg se tiendra à distance, au dessus des craintes liées au Coronavirus

La session plénière du Parlement européen, initialement prévue la semaine prochaine à Strasbourg, a été annulée et se tiendra à distance, car le risque sanitaire est de plus en plus élevé, a annoncé jeudi matin le Président du PE, David Sassoli.

“J’ai le regret d’annoncer que la plénière de la semaine prochaine n’aura pas lieu à Strasbourg, mais qu’elle se tiendra à distance”, a écrit M. Sassoli dans un post sur Twitter. Justifiant cette décision, il a cité que “la situation en France et en Belgique est très grave et qu’il n’est pas conseillé de voyager”.

Le poste de Sassoli ne précise pas si la plénière aura lieu à Bruxelles à la place, comme cela s’est produit en septembre, ou si elle se tiendra en ligne. Le déplacement de la plénière de Strasbourg a déjà provoqué un tollé de protestations de la part de la France, qui a plaidé pour que la plénière retourne à sa base, à Strasbourg.

En septembre, le ministre français des affaires européennes, Clément Beaune, et le maire de Strasbourg, Jeanne Barseghian appelé pour un “retour rapide” des sessions plénières du Parlement européen à Strasbourg, “conformément à la [EU] Traités”.

“Strasbourg, capitale européenne”, avait tweeté Beaune.

La France déclare l’état d’urgence, impose des couvre-feux locaux
L’annonce de Sassoli est intervenue le lendemain de la confirmation par le président français Emmanuel Macron de la déclaration de l’état d’urgence en matière de santé publique, annonçant également des couvre-feux locaux à Paris et dans huit autres villes, alors que le pays est confronté à une augmentation massive des cas de COVID-19.

Les nouvelles mesures, qui comprennent un couvre-feu entre 21h et 6h du matin à Paris, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse, entreront en vigueur samedi à minuit et seront en vigueur pendant quatre semaines, avec une possibilité de prolongation de deux semaines, si le Parlement donne son feu vert.

Tout en citant le fait que le pays n’a pas “perdu le contrôle” du virus, M. Macron a déclaré que la situation est “préoccupante” car le pays subit sa deuxième vague de Coronavirus.