6 août 2020

La police pakistanaise enquête sur le ministre du Baloutchistan après l’assassinat d’un journaliste

La police pakistanaise a déclaré samedi qu’elle enquêtait sur la mort par balle d’un journaliste local afin de déterminer si un ministre provincial était derrière ce meurtre.

Ce développement survient un jour après que la famille d’Anwar Jan ait accusé Abdul Rehman Khetran, un ministre de l’alimentation de la province du Balouchistan, d’avoir engagé des hommes armés pour tuer Jan jeudi.

L’officier de police Abdul Aziz a déclaré qu’une enquête pour meurtre a été ouverte sur l’implication possible de Khetran. Khetran a nié être impliqué, disant que les hommes armés accusés par la famille de Jan de l’avoir tué n’étaient pas ses hommes.

Les tentatives répétées de joindre Khetran pour obtenir des commentaires ont échoué.

Jan a été tué par deux hommes armés alors qu’il se rendait à son domicile dans la ville de Barkhan.

Sa famille insiste sur le fait que Khetran a ordonné le meurtre de Jan en représailles à la révélation de la corruption présumée de Jan.

Le Pakistan est considéré comme l’un des endroits les plus dangereux pour les journalistes, et les attaques contre eux ne sont pas rares.

Le meurtre d’Anwar Jan survient quelques jours après que l’éminent journaliste pakistanais Matiullah Jan, qui n’a aucun lien de parenté avec lui, ait été enlevé en plein jour dans la capitale Islamabad. Ses ravisseurs l’ont libéré dans un endroit désert 12 heures plus tard.

Le gouvernement n’a pas dit qui était derrière l’enlèvement de Matiullah Jan.

Samedi également, l’armée pakistanaise a déclaré que des hommes armés avaient ouvert le feu sur un véhicule de sécurité alors qu’il patrouillait dans la région de Pidarak au Baloutchistan, tuant un soldat et en blessant trois autres.

L’armée a déclaré que les troupes lors d’un raid ailleurs au Baloutchistan ont tué un leader clé de l’Armée de libération du Baloutchistan et ont déjoué une possible attaque en saisissant une cache d’armes.

Le Baloutchistan est depuis des années le théâtre d’une insurrection de bas niveau menée par des séparatistes qui se plaignent de discrimination et réclament un partage plus équitable des ressources et des richesses de la province. Les militants sont également présents dans la province.