22 septembre 2020

La police de Hong Kong interdit la marche annuelle le 1er juillet en raison des tensions liées à la loi sur la sécurité

La police de Hong Kong a refusé d’autoriser l’une des plus grandes marches annuelles de la ville alors que les législateurs chinois finalisent une loi de sécurité nationale de grande envergure pour l’ancienne colonie britannique.

La marche prévue pour l’anniversaire du retour de Hong Kong à la souveraineté chinoise, le 1er juillet, est contraire aux règles de distanciation sociale de la ville et peut provoquer des violences, a déclaré la police dans un communiqué diffusé samedi par son organisateur, le Civil Human Rights Front. Le groupe a organisé quelques-unes des plus grandes manifestations jamais organisées par la ville, notamment des marches pacifiques contre un projet de loi controversé sur l’extradition l’année dernière, qui ont attiré plus d’un million de personnes et ont contribué au retrait définitif de la proposition.

Ce rejet est intervenu alors que la tension politique à Hong Kong a été ravivée par la loi sur la sécurité nationale, dont certains craignent qu’elle ne porte atteinte à la liberté d’expression et à l’État de droit. La ville a déjà été frappée par des mois d’agitation sociale qui ont commencé en juin de l’année dernière contre le resserrement de l’emprise de la Chine sur Hong Kong, ainsi que par la pandémie de Covid-19 qui a paralysé le commerce de détail et le tourisme.

Le Front civil des droits de l’homme a déclaré qu’il ferait appel de cette décision dimanche. La police a déjà émis une interdiction sans précédent contre une veillée annuelle aux chandelles le 4 juin, marquant la répression militaire chinoise contre les manifestants pro-démocratie sur la place Tiananmen en 1989.