20 septembre 2020

La France ne ratifie pas l’accord d’extradition de Hong Kong

La France a déclaré lundi qu’elle ne ratifierait pas un traité d’extradition de 2017 avec Hong Kong.

Cette mesure est une réponse à l’imposition par la Chine d’une nouvelle loi sévère sur la sécurité nationale, qui vise à lutter contre la subversion, le terrorisme, le séparatisme et la collusion avec les forces étrangères, avec des peines pouvant aller jusqu’à la prison à vie.

“Compte tenu des derniers développements, la France ne procédera pas en l’état à la ratification de l’accord d’extradition signé le 4 mai 2017 entre la France et la région administrative spéciale de Hong Kong”, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

La Grande-Bretagne a rendu Hong Kong à la Chine en 1997, mais la ville a bénéficié de certaines libertés que l’on ne voit pas sur le continent. Le ministère français des affaires étrangères a déclaré que la loi controversée était “un changement qui compromet le cadre hérité de la rétrocession de 1997” à la Chine de la part de la Grande-Bretagne, et a également remis en question le principe “un pays, deux systèmes”, le respect du “haut degré d’autonomie” de Hong Kong et les “libertés fondamentales qui y sont liées”.

Le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande, le Canada, l’Australie et l’Allemagne ont déjà suspendu les traités d’extradition avec Hong Kong depuis que la loi a été introduite en juin. Les ministres des affaires étrangères de l’UE ont également convenu la semaine dernière d’envisager des interventions sur les règles en matière de visas et de migration ainsi que sur les traités d’extradition avec Hong Kong.