24 octobre 2020

La France déclare l’état d’urgence, impose des couvre-feux locaux

Dans une interview télévisée mercredi soir, le président français Emmanuel Macron a confirmé la déclaration d’un état d’urgence en matière de santé publique, annonçant également des couvre-feux locaux à Paris et dans huit autres villes, alors que le pays est confronté à une augmentation massive des cas de COVID-19.

Les nouvelles mesures, qui comprennent un couvre-feu entre 21h et 6h du matin à Paris, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse, entreront en vigueur samedi à minuit et seront en vigueur pendant quatre semaines, avec une possibilité de prolongation de deux semaines, si le Parlement donne son feu vert.

Aucune restriction ne sera imposée aux transports publics et les citoyens pourront toujours se déplacer sans entrave entre les régions françaises. Toutefois, ils devront oublier d’aller au restaurant ou rendre visite à des amis après 21 heures, tandis que toute personne dehors pendant le couvre-feu devra avoir une “bonne raison”. Les personnes qui enfreignent le couvre-feu nocturne s’exposent à une amende de 135 euros.

Tout en citant le fait que le pays n’a pas “perdu le contrôle” du virus, M. Macron a déclaré que la situation est “préoccupante” car le pays subit sa deuxième vague de Coronavirus.

“La situation est préoccupante mais pas incontrôlable. Nous sommes dans une deuxième vague qui se produit partout en Europe”, a déclaré M. Macron, ajoutant que les mesures visent à réduire le nombre d’infections quotidiennes à environ 3 000 et qu’un verrouillage à l’échelle nationale serait “disproportionné”.

Plus tôt dans la journée, le gouvernement français avait déclaré un état d’urgence en matière de santé publique, donnant aux autorités le pouvoir d’adopter des mesures plus strictes si nécessaire. Il n’a cependant pas détaillé les mesures, car M. Macron dévoilera les nouvelles restrictions plus tard.

Mercredi seulement, la France a signalé 22 951 nouveaux cas de COVID-19, les unités de soins intensifs du pays étant soumises à une pression insoutenable.