7 août 2020

La France commence à enquêter sur la fraude au chômage du Covid-19, qui représente des millions

Les organisations criminelles ont cherché à escroquer à l’Etat français des millions d’euros destinés aux travailleurs laissés sans emploi par le verrouillage du virus, ont déclaré les procureurs vendredi.

La France avait un régime de chômage temporaire exceptionnellement généreux qui subventionnait les salaires des travailleurs pendant que les restaurants, les écoles et les entreprises de toute l’économie fermaient pendant deux mois ou plus pour contenir le virus.

Les criminels en ont profité, réussissant à obtenir de l’Etat plus de 2 millions d’euros qui ne sont pas allés aux travailleurs, a déclaré le parquet de Paris dans un communiqué.

Jusqu’à présent, les autorités ont pu suspendre 6 millions d’euros supplémentaires de paiements prévus et récupérer 421 000 euros déjà dépensés pour des travailleurs inexistants, a-t-il déclaré.

Le parquet de Paris mène actuellement une enquête à l’échelle nationale sur ce qu’il appelle la fraude massive et le blanchiment d’argent par des groupes de crime organisé qu’il n’a pas identifiés. Il enquête notamment sur les liens internationaux potentiels avec cette fraude.

Les procureurs de la ville de Toulouse (sud) et de la ville de Limoges (centre) ont commencé à enquêter sur un nombre inhabituellement élevé de demandes similaires émanant d’entreprises et visant à obtenir de l’argent du fonds de chômage temporaire.

Les enquêteurs ont découvert que les demandeurs utilisaient les numéros d’enregistrement d’entreprises qui n’avaient pas demandé de subventions salariales de l’État et qu’ils transféraient l’argent sur des centaines de comptes bancaires français plutôt qu’aux travailleurs.

La France a dépensé des milliards d’euros pour le programme de chômage temporaire, qui a permis de maintenir les gens au travail et de maintenir les entreprises à flot pendant la période de fermeture.

L’économie a commencé à se redresser grâce à la réouverture progressive de la France, mais le tourisme est en panne et de nombreuses entreprises ont du mal à redémarrer, et le pays est toujours confronté à la pire récession depuis des décennies.

(Seuls le titre et l’image de ce rapport ont pu être retravaillés par le personnel de Business Standard ; le reste du contenu est généré automatiquement à partir d’un flux syndiqué).