15 août 2020

La division de la BCE se prépare sur l’outil de lutte contre la crise du président Lagarde

L’outil de lutte contre la crise de Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, devient le point de désaccord entre les décideurs politiques dans ce qui pourrait être son premier grand test de discipline.

Les membres du conseil des gouverneurs sont confrontés à un désaccord potentiel sur la question de savoir dans quelle mesure leur programme d’achat d’obligations d’urgence doit rester pondéré en faveur des pays plus faibles comme l’Italie, selon de multiples conversations avec des responsables de la banque centrale. Bien que le débat reste hypothétique pour l’instant, il pourrait se cristalliser lorsque l’économie sortira de la pandémie de coronavirus. Le danger est que de telles frictions sapent un programme dévoilé au plus fort de la crise pour rassurer les investisseurs sur la détermination de la BCE à défendre l’intégrité de l’euro.

Les fonctionnaires ont demandé à ne pas être nommés en raison de la confidentialité des discussions internes. Un porte-parole de la BCE a refusé de commenter. L’humeur interne se reflète dans les différents commentaires publics des dirigeants des banques centrales des deux plus grandes économies de la zone euro : L’Allemand Jens Weidmann et le Français François Villeroy de Galhau.

Selon les fonctionnaires, d’autres membres du Conseil des gouverneurs ont des points de vue similaires aux leurs de part et d’autre du débat.