24 octobre 2020

La diplomatie s’accélère alors que de violents combats font rage autour du Haut-Karabakh

De violents combats se sont poursuivis dans la région du Haut-Karabakh mercredi, alors que la diplomatie internationale pour parvenir à un cessez-le-feu entre les forces arméniennes et azerbaïdjanaises s’est intensifiée.

L’Arménie et l’Azerbaïdjan faisaient partie de l’Union soviétique et ont été impliqués dans un conflit territorial depuis leur indépendance dans les années 1990. Le principal problème est la région contestée du Haut-Karabakh, internationalement reconnue comme faisant partie de l’Azerbaïdjan mais contrôlée par les Arméniens de souche.

Au moins 300 personnes sont mortes depuis le début des combats le 27 septembre, dont des dizaines de civils. Chaque partie a accusé l’autre de prendre les civils pour cible. Les deux parties ont rejeté les pourparlers et ignoré les appels internationaux croissants en faveur d’un cessez-le-feu. Les combats ont atteint leur pire niveau depuis les années 1990, lorsque quelque 30 000 personnes ont été tuées.

Le ministère de la défense arménien a déclaré que les forces séparatistes soutenues par l’Arménie ont repoussé une attaque tôt jeudi, causant des pertes humaines et matérielles aux forces ennemies. L’Arménie a précédemment accusé la Turquie et Israël de soutenir les forces azerbaïdjanaises.

Le ministère de la défense azerbaïdjanais a déclaré que les forces soutenues par l’Arménie avaient bombardé plusieurs villages azerbaïdjanais pendant la nuit, causant des pertes, et que les forces azerbaïdjanaises prenaient “des mesures adéquates”.

Le président russe Vladimir Poutine a appelé mercredi à un cessez-le-feu “le plus rapidement possible”.

Le ministre français des affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclaré que les représentants russes, français et américains se rencontreraient à Moscou le 12 octobre pour trouver un moyen de négocier un cessez-le-feu. L’Arménie a déclaré que le ministre des affaires étrangères Zohrab Mnatsakanian se rendrait à Moscou, mais n’a pas donné de détails.

L’Azerbaïdjan a exigé que les forces arméniennes se retirent du Haut-Karabakh et des territoires azerbaïdjanais environnants comme condition d’un cessez-le-feu. Les représentants arméniens et azerbaïdjanais ne devraient pas se réunir, car les conditions de l’Azerbaïdjan seraient presque impossibles à accepter pour l’Arménie.