6 août 2020

La Chine doit être incluse dans les discussions avec les États-Unis sur le sommet du G7 : Russie

La Russie n’est pas en pourparlers avec Washington sur son rôle potentiel lors d’un sommet élargi du Groupe des sept plus tard dans l’année, a déclaré samedi le vice-ministre des affaires étrangères Sergei Ryabkov, insistant sur le fait que la Chine devrait également être incluse dans l’événement.

Ses commentaires à l’agence de presse TASS contredisent ceux de John Sullivan, ambassadeur des Etats-Unis en Russie, qui a déclaré vendredi à la télévision RBC que Washington était “engagé avec le ministère russe des affaires étrangères et avec les autres gouvernements du G7 sur la question de savoir si la Russie a un rôle approprié à jouer au sein du G7”.

Le président américain Donald Trump a évoqué la perspective du retour de la Russie au sein du groupe, qui comprend les économies les plus avancées du monde, après son expulsion de l’Ukraine à la suite de l’annexion de la Crimée en 2014.

M. Trump a déclaré le mois dernier que c’était “le bon sens” d’inviter le président Vladimir Poutine à rejoindre le groupe. La Russie faisait partie du groupe, alors connu sous le nom de G8, depuis 1997. D’autres pays du G7, dont le Canada et la France, se sont toutefois opposés au retour de la Russie.

M. Ryabkov a déclaré que l’absence de la Chine à un sommet élargi du G7 rendrait impossible la discussion des questions internationales. “L’idée de ce soi-disant G7 élargi est imparfaite car on ne sait pas exactement comment les auteurs de cette initiative prévoient d’aborder le facteur chinois”, aurait-il déclaré. “Sans la Chine, il est tout simplement impossible de discuter des problèmes du monde moderne”.

En mai, M. Trump a annoncé qu’il reportait un sommet du G7 à septembre ou plus tard et qu’il élargissait la liste des invités pour y inclure l’Australie, la Russie, la Corée du Sud et l’Inde. L’Australie a accepté l’invitation des États-Unis à y participer.