7 août 2020

La Chine critique la suspension par l’Allemagne du traité d’extradition avec Hong Kong

La Chine a condamné la décision de l’Allemagne de suspendre son accord d’extradition avec Hong Kong, accusant Berlin d’une grave violation du droit international.

Le ministre allemand des affaires étrangères a annoncé la suspension vendredi, suite à la disqualification de 12 candidats pro-démocratie aux élections législatives et à une décision ultérieure de reporter les élections.

Le leader de Hong Kong, Carrie Lam, a cité l’aggravation de l’épidémie de coronavirus dans le territoire chinois semi-autonome pour justifier le report du vote.

L’ambassade de Chine à Berlin a exprimé une forte indignation et une ferme opposition aux remarques erronées du ministre allemand des affaires étrangères Heiko Maas dans une déclaration publiée sur son site web et datée de vendredi.

L’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande, le Royaume-Uni et les États-Unis ont également suspendu leurs traités d’extradition avec Hong Kong le mois dernier après que le gouvernement central de Pékin ait imposé une nouvelle loi sur la sécurité nationale à la ville. Cette décision a fait craindre que les libertés et l’autonomie locale de Hong Kong ne soient retirées.

L’Allemand Maas a décrit les décisions électorales comme une nouvelle violation des droits des citoyens de Hong Kong.

L’ambassade de Chine a déclaré que ces actions étaient justifiées et conformes au cadre de deux pays, deux systèmes, dans lequel Hong Kong, ancienne colonie britannique, a été remise sous contrôle chinois en 1997.

Les remarques erronées de la partie allemande sur Hong Kong et la suspension du traité d’extradition avec Hong Kong constituent une grave violation du droit international et des normes fondamentales régissant les relations internationales ainsi qu’une violation flagrante des affaires intérieures de la Chine, selon le communiqué de l’ambassade.

Nous nous y opposons fermement et nous nous réservons le droit de réagir davantage. L’Allemagne assume actuellement la présidence tournante de l’Union européenne.