25 octobre 2020

Impact du Covid-19 : Le tourisme international pourrait diminuer de 60 à 80 % en 2020

Le tourisme international pourrait diminuer de 60 à 80 % en 2020 en raison de la pandémie Covid-19, ce qui entraînerait une perte de revenus de 910 milliards de dollars à 1,2 billion de dollars et mettrait en danger des millions de moyens de subsistance, selon l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

La pandémie, qui s’est étendue à tous les pays de la planète, a jusqu’à présent infecté 4,1 millions de personnes et tué 282 719 personnes. Les États-Unis ont été le pays le plus touché avec 1,3 million de cas confirmés de coronavirus et près de 80 000 décès.

Selon l’agence spécialisée de l’ONU, la pandémie a déjà provoqué une chute de 22 % des arrivées de touristes internationaux au cours du premier trimestre 2020, rapporte l’agence de presse PTI.

Cela met en danger des millions de moyens de subsistance et menace de réduire à néant les progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable (SDG), a-t-il déclaré.

Le monde est confronté à une crise sanitaire et économique sans précédent. Le tourisme a été durement touché, avec des millions d’emplois menacés dans l’un des secteurs économiques les plus intensifs en main-d’œuvre, a déclaré le secrétaire général de l’OMT, Zourab Pololikachvili.

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Les données disponibles communiquées par les destinations indiquent une baisse de 22 % des arrivées au cours des trois premiers mois de l’année, selon le dernier Baromètre du tourisme mondial de l’OMT.

Les arrivées en mars ont fortement diminué de 57 % suite au début d’un blocage dans de nombreux pays, ainsi qu’à l’introduction généralisée de restrictions de voyage et à la fermeture des aéroports et des frontières nationales. Cela se traduit par une perte de 67 millions d’arrivées internationales et d’environ 80 milliards de dollars de recettes (exportations du tourisme).

Bien que l’Asie et le Pacifique présentent l’impact le plus élevé en termes relatifs et absolus (une baisse de 33 millions d’arrivées), l’impact en Europe, bien que plus faible en pourcentage, est assez élevé en volume (-22 millions), selon l’agence.

Les perspectives pour l’année ont été revues à la baisse à plusieurs reprises depuis l’épidémie et l’incertitude continue de dominer.

Les scénarios actuels indiquent une baisse possible des arrivées de 58 % à 78 % pour l’année. Ces chiffres dépendent de la rapidité de l’endiguement et de la durée des restrictions de voyage et de la fermeture des frontières.

L’agence a présenté trois scénarios pour 2020, basés sur les dates possibles d’ouverture progressive des frontières internationales. Selon le premier scénario, il pourrait y avoir une baisse de 58 % des arrivées en fonction de l’ouverture progressive des frontières internationales et de l’assouplissement des restrictions de voyage au début du mois de juillet.

Le scénario 2 pourrait connaître une baisse de 70 % si les frontières internationales sont progressivement ouvertes et si les restrictions de voyage sont assouplies début septembre.

Le scénario 3 prévoit une baisse de 78 % des arrivées, si l’on se base sur l’ouverture progressive des frontières internationales et l’assouplissement des restrictions de voyage au début du mois de décembre seulement.

Selon ces scénarios, l’impact de la perte de la demande dans les voyages internationaux pourrait se traduire par une perte de 850 millions à 1,1 milliard de touristes internationaux, une perte de 910 milliards à 1,2 trillion de dollars de recettes d’exportation du tourisme et 100 à 120 millions d’emplois touristiques directs menacés.

C’est de loin la crise la plus grave à laquelle le tourisme international ait été confronté depuis le début des relevés (1950). L’impact se fera sentir à des degrés divers dans les différentes régions du monde et à des moments qui se chevauchent, l’Asie et le Pacifique devant être les premiers à rebondir, selon l’agence.

La demande intérieure devrait se redresser plus rapidement que la demande internationale, selon l’enquête du groupe d’experts de l’OMT. La majorité d’entre eux s’attendent à voir des signes de reprise d’ici le dernier trimestre 2020, mais surtout en 2021.

Compte tenu des crises précédentes, les voyages de loisirs devraient se rétablir plus rapidement que les voyages d’affaires, en particulier les voyages pour rendre visite à des amis et à des parents.