8 août 2020

HCQ, la chloroquine n’ont aucun effet antiviral contre aucun coronavirus : Études

La chloroquine et l’hydroxychloroquine, seules ou en combinaison avec l’antibiotique azithromycine, ne montrent aucun effet antiviral notable contre les infections par le nouveau coronavirus chez les macaques ou les cellules pulmonaires humaines, selon deux nouvelles études publiées dans la revue Nature.

L’hydroxychloroquine (HCQ) et la chloroquine, deux médicaments couramment utilisés pour le traitement de la malaria, ont été étudiés pour leur potentiel à traiter le Covid-19 dans plus de 80 essais cliniques enregistrés, et ont montré qu’ils inhibaient le nouveau coronavirus, l’infection SARS-COV-2 dans les cultures cellulaires, ont déclaré les scientifiques.

Cependant, on a débattu de l’efficacité de ces médicaments dans le traitement des patients atteints de Covid-19.

Dans l’une de ces études, des scientifiques, dont Roger Le Grand de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale, ont évalué les effets du traitement HCQ chez les macaques de Buffon, un modèle de primate non humain de l’infection par le SRAS-CoV-2 chez l’homme.

Ils ont constaté que la HCQ ne présentait pas d’activité antivirale importante, quel que soit le moment où le traitement a été initié, soit avant l’infection, soit peu après l’infection, soit tard après l’infection.

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Selon l’étude, l’utilisation du médicament antipaludique en combinaison avec l’azithromycine, un antibiotique, n’a pas non plus eu d’effet notable sur les niveaux de virus chez les macaques.

Dans l’autre étude, Stefan Pohlmann et ses collègues de l’Institut Leibniz pour la recherche sur les primates en Allemagne ont découvert que la chloroquine n’a aucune activité antivirale contre le SRAS-CoV-2 dans les cellules pulmonaires humaines.

Ils ont expliqué que lors d’expériences précédentes, les cellules utilisées pour démontrer un effet positif de la chloroquine n’avaient pas d’enzyme normalement présente dans les cellules pulmonaires humaines et facilitant l’entrée du SRAS-CoV-2.

Les scientifiques qui ont mené cette étude ont souligné l’importance d’utiliser des lignées cellulaires qui imitent le tissu pulmonaire humain dans les études qui évaluent l’activité des médicaments contre le SRAS-CoV-2.

Selon les scientifiques, ces résultats ne soutiennent pas l’utilisation de l’hydroxychloroquine et de la chloroquine pour le traitement des patients atteints de Covid-19.