20 octobre 2020

Élections américaines : Biden dévoile un plan climatique de 2 milliards de dollars et s’engage à rejoindre l’accord de Paris

Le candidat démocrate à la présidence Joe Biden a dévoilé une proposition de 2 000 milliards de dollars pour stimuler l’investissement dans les énergies propres et lutter contre le réchauffement climatique. Il s’est engagé à rejoindre l’accord historique de Paris sur le changement climatique s’il est élu lors des élections de novembre.

En 2017, le président américain Donald Trump a retiré les États-Unis, le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre derrière la Chine, de l’accord de Paris sur le climat de 2015, qui réunissait les pays pour atténuer le réchauffement climatique, en disant que c’était trop coûteux.

M. Biden a déclaré qu’il redonnerait aux États-Unis un rôle de leader en matière de changement climatique, en les réintégrant avec assurance dans les futures négociations sur le climat afin de faire progresser les objectifs de l’accord de Paris sur le climat.

Nous allons inverser le recul de 100 règles de santé publique et d’environnement de Trump, puis ouvrir la voie à une plus grande ambition. Nous allons revenir à l’accord de Paris et reprendre notre rôle de leader mondial, a déclaré M. Biden lors d’un important discours politique sur le changement climatique, qui, selon lui, constitue une grave menace pour l’humanité.

M. Biden dépensera 2 000 milliards de dollars sur quatre ans pour accroître considérablement l’utilisation des énergies propres dans les secteurs des transports, de l’électricité et du bâtiment, dans le cadre d’une série de propositions ambitieuses visant à créer des opportunités économiques et à renforcer les infrastructures tout en luttant contre le changement climatique.

Et nous allons verrouiller les progrès qu’aucun futur président ne peut faire reculer ou réduire pour nous faire reculer à nouveau. La science exige un calendrier pour des progrès mesurables sur le climat qui ne soit pas de trois décennies ou même deux. La science nous dit que nous n’aurons que neuf ans pour agir avant que les dommages ne soient irréversibles, a-t-il dit.

Mon calendrier de résultats est donc celui de mes quatre premières années de présidence : les emplois que nous créerons, les investissements que nous ferons et les mesures irréversibles que nous prendrons pour atténuer le changement climatique et nous y adapter, et pour mettre notre pays sur la voie de l’objectif de zéro émission nette d’ici 2050 au plus tard, a déclaré M. Biden.

Des politiques rétrogrades qui vont nuire à l’environnement, rendre les communautés moins saines et freiner le progrès économique pendant que d’autres pays se lancent dans la course, a-t-il dit.

M. Biden défiera le républicain Trump dans les sondages du 3 novembre.

Selon sa campagne, M. Biden va lancer un effort national visant à créer les emplois nécessaires pour construire dès maintenant une infrastructure moderne et durable et pour assurer un avenir équitable en matière d’énergie propre.

M. Biden fera un investissement accéléré de 2 000 milliards de dollars, avec un plan pour déployer ces ressources au cours de son premier mandat, nous mettant sur une voie irréversible pour atteindre les progrès ambitieux en matière de climat que la science exige, a déclaré la campagne.

Ce plan, a déclaré la campagne, créera des millions de bons emplois syndiqués en reconstruisant l’infrastructure américaine en ruine afin de jeter de nouvelles bases pour une croissance durable, d’être compétitif dans l’économie mondiale, de résister aux effets du changement climatique et d’améliorer la santé publique, notamment l’accès à l’air et à l’eau potable.

Il créera également un million de nouveaux emplois dans l’industrie automobile américaine, les chaînes d’approvisionnement nationales et les infrastructures automobiles, des pièces aux matériaux en passant par les stations de recharge pour véhicules électriques, ce qui permettra aux travailleurs et aux constructeurs automobiles américains de gagner le XXIe siècle.

Le plan offrira à chaque ville américaine de 100 000 habitants ou plus des options de transport public de haute qualité et sans émissions, grâce à des investissements fédéraux flexibles assortis de solides protections du travail qui créent de bons emplois syndiqués et répondent aux besoins de ces villes, allant des réseaux de métro léger à l’amélioration des lignes de transport en commun et d’autobus existantes, en passant par l’installation d’infrastructures pour les piétons et les cyclistes.

Dans le secteur de l’électricité, le projet Biden est ambitieux : il vise à produire de l’électricité propre, de fabrication américaine, afin de parvenir à un secteur de l’électricité sans pollution par le carbone d’ici 2035.

Cela nous permettra de faire face à la menace existentielle du changement climatique tout en créant des millions d’emplois avec le choix d’adhérer à un syndicat, a-t-il déclaré.

Lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche, le président Trump a critiqué l’annonce faite par M. Biden de son retour à l’accord de Paris, qui, selon lui, n’était pas dans l’intérêt des États-Unis.

Nous aurions dû faire des choses qui auraient été incroyablement destructrices pour notre pays, y compris la fermeture possible de 25 % de nos entreprises, a-t-il dit.

Pensez-y, et cela allait nous coûter des centaines et des centaines de millions de dollars pour le privilège de participer à l’Accord de Paris sur le climat, et il suffit de regarder ce qui s’est passé cette année à Paris et en France où l’argent était envoyé à des pays du monde entier, et où les Français ne voulaient pas le prendre, et ils ne l’ont pas fait, et ils ont fait beaucoup d’émeutes, a dit M. Trump.

Ils ont fait augmenter leurs impôts, nous aurions dû augmenter nos impôts, et ce fut un désastre. On m’a accordé beaucoup de crédit pour ce que j’ai fait là-bas, il a fallu un certain courage, je suppose parce que l’accord de Paris sur le climat semble si beau, mais il n’était pas bon du tout pour nous, a-t-il dit.