20 octobre 2020

Boris Johnson s’engage à laisser entrer 3 millions de citoyens de Hong Kong si nécessaire

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré mercredi que le Royaume-Uni est prêt à ouvrir la porte à près de 3 millions de citoyens de Hong Kong, alors que le dirigeant de la ville est arrivé à Pékin pour des réunions sur un projet de loi sur la sécurité nationale qui inquiète beaucoup de gens quant à leur avenir.

Johnson, dans une colonne publiée en ligne par un journal de Hong Kong, a déclaré que la loi sur la sécurité restreindrait les libertés à Hong Kong et serait en conflit avec les obligations de la Chine en vertu de son accord avec le Royaume-Uni pour reprendre l’ancienne colonie britannique en 1997.

De nombreuses personnes à Hong Kong craignent que leur mode de vie, que la Chine s’est engagée à respecter, ne soit menacé, écrit-il dans le South China Morning Post.

Si la Chine continue à justifier ses craintes, alors la Grande-Bretagne ne pourrait pas en toute bonne conscience hausser les épaules et s’en aller.

La Chine a choqué une grande partie des 7,5 millions d’habitants de Hong Kong lorsqu’elle a annoncé au début du mois qu’elle allait promulguer des lois de sécurité nationale pour la ville, qui bénéficie d’un niveau élevé d’autonomie en dehors des affaires étrangères et de la défense.

La dirigeante de Hong Kong Carrie Lam, qui soutient cette initiative, est arrivée à Pékin mercredi matin pour rencontrer des représentants du gouvernement central au sujet des lois prévues.

La Chine pourrait promulguer les lois plus tard dans le mois ou à la fin du mois d’août, selon les analystes.

Environ 350 000 citoyens de Hong Kong sont titulaires d’un passeport britannique d’outre-mer, héritage de l’ère coloniale, et 2,5 millions d’autres peuvent en faire la demande, a indiqué M. Johnson dans sa chronique. De longues files d’attente se sont formées dans les bureaux de messagerie de DHL dans la ville depuis l’annonce, alors que certaines personnes se précipitent pour demander ou renouveler leur passeport BNO.

Johnson, faisant écho à des déclarations antérieures de ministres, a déclaré que si la Chine impose une loi sur la sécurité nationale, la Grande-Bretagne autoriserait les détenteurs de ces passeports à rester pendant 12 mois sur une base renouvelable et leur donnerait le droit de travailler, les plaçant ainsi sur une voie possible vers la citoyenneté britannique.

Cela représenterait l’un des plus grands changements de notre système de visa dans l’histoire britannique, a-t-il écrit, ajoutant : “J’espère qu’on n’en arrivera pas là”. Les détenteurs d’un passeport BNO ne peuvent actuellement rester que six mois au maximum.