5 août 2020

Avec 17 nouveaux cas, le Covid-19 dans la ville du nord-ouest de la Chine continue à augmenter

Le nombre de cas confirmés de coronavirus dans la ville d’Urumqi, au nord-ouest de la Chine, continue d’augmenter, 17 autres cas ayant été signalés lundi, ce qui porte le total de la dernière épidémie chinoise à au moins 47.

Cinq autres affaires ont été introduites de l’extérieur du pays, selon la Commission nationale de la santé.

Aucun nouveau décès n’a été signalé, ce qui porte le total à 4 634 sur 83 682 cas, et 249 personnes sont toujours en traitement. Quinze cent huit autres personnes ont été suivies en isolement pour détecter les signes de la présence du virus ou pour obtenir un résultat positif sans présenter de symptômes.

La Chine avait largement maîtrisé la transmission locale du virus avant l’épidémie d’Urumqi et a pris des mesures rapides pour la maîtriser.

La ville a coupé le métro, les bus et les taxis, fermé certaines communautés, imposé des restrictions de voyage et ordonné un dépistage généralisé.

Les contrôles sociaux sont déjà stricts dans la région du Xinjiang, dont Urumqi est la capitale, dans le cadre de ce que Pékin appelle une campagne visant à freiner le terrorisme et l’extrémisme religieux. Les groupes de défense des droits et le gouvernement étranger ont accusé la Chine de violations généralisées des droits de l’homme à l’encontre des Ouïgours et d’autres groupes minoritaires musulmans de la région.

Pendant ce temps, Pékin a passé 14 jours sans un cas de transmission locale et les autorités de la ville ont déclaré dimanche qu’elles réduisaient le niveau de réponse d’urgence de deux à trois. Cette décision est en grande partie symbolique, puisque des mesures telles que l’éloignement social obligatoire, les contrôles de température et une quarantaine de 14 jours pour les passagers arrivant de l’étranger restent en place.

Hong Kong, quant à elle, a connu un pic de cas, avec plus de 100 cas signalés dimanche. Cela a incité la ville semi-autonome du sud de la Chine à réimposer des mesures, notamment la fermeture des lieux de divertissement en salle et des bibliothèques publiques, et à imposer des mesures de quarantaine supplémentaires aux voyageurs arrivant de sept pays où le risque d’infection est considéré comme particulièrement élevé, dont l’Afrique du Sud.