21 octobre 2020

Au milieu du désordre de Covid-19, le PM Johnson prévoit de réduire la participation de Huawei à la 5G au Royaume-Uni

Le Premier ministre Boris Johnson prévoit de réduire l’implication du fabricant chinois d’équipements de télécommunications Huawei Technologies dans le réseau 5G britannique à la suite de la crise des coronavirus, selon un rapport des médias.

Johnson a demandé aux fonctionnaires de faire des plans pour réduire à zéro l’implication de la Chine dans les infrastructures britanniques d’ici 2023, Reuters a déclaré.

Selon un journal, Johnson devrait utiliser une moindre dépendance à l’égard de la Chine comme moyen de stimuler les négociations commerciales avec le président américain Donald Trump au lendemain du départ de la Grande-Bretagne de l’Union européenne.

Downing Street a refusé de commenter. Huawei n’a pas répondu immédiatement à une demande de commentaires.

Plus tôt dans la journée de vendredi, Le Times avait rapporté que Johnson avait donné instruction aux fonctionnaires de faire des plans pour mettre fin à la dépendance de la Grande-Bretagne vis-à-vis de la Chine pour les fournitures médicales vitales et autres importations stratégiques.

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Pékin est critiqué pour sa gestion de l’épidémie de coronavirus, qui a débuté en Chine. Pékin nie les allégations des États-Unis selon lesquelles il n’aurait pas été transparent au sujet de l’épidémie.

“Il (Johnson) veut toujours une relation avec la Chine mais l’accord de Huawei va être considérablement réduit. Les fonctionnaires ont reçu l’ordre de présenter un plan pour réduire l’implication de Huawei le plus rapidement possible”, a déclaré une source citée par le Telegraph.

Cette évolution constituerait un changement de direction pour la Grande-Bretagne, qui a confirmé fin avril qu’elle permettrait à Huawei de jouer un rôle dans la construction de son réseau téléphonique 5G.

La Grande-Bretagne a décidé en janvier d’autoriser Huawei à entrer dans les parties du réseau que le gouvernement jugeait non sensibles, en plafonnant sa participation à 35 %.

Les États-Unis ont fait part de leurs préoccupations en matière de sécurité concernant le matériel Huawei, et ont averti que les alliés qui l’utilisent dans leurs réseaux risquaient d’être coupés de précieuses sources de partage de renseignements.