20 septembre 2020

300 groupes de défense des droits de l’homme exigent une enquête de l’ONU sur les abus commis par la Chine

Mercredi, 321 groupes de défense des droits et autres organisations ont demandé aux Nations unies d’ouvrir une enquête sur “les violations des droits de l’homme commises par le gouvernement chinois”.

“La communauté internationale ne peut plus rester les bras croisés et permettre aux autorités chinoises de bafouer les droits de l’homme dans le pays et à l’étranger”, ont déclaré les ONG dans une lettre ouverte adressée au chef de l’ONU Antonio Guterres, à la responsable des droits de l’homme de l’ONU Michelle Bachelet et aux États membres.

Les groupes ont mis en évidence les violations des droits de Pékin à Hong Kong, au Tibet et contre les Ouïghours au Xinjiang, ainsi que la suppression d’informations vitales pour la pandémie de Covid-19. Ils ont également mis en évidence la censure d’Internet, la surveillance numérique, ainsi que les attaques contre les défenseurs des droits, les journalistes, les avocats et les critiques du gouvernement dans toute la Chine.

“Son soutien aux dictateurs et ses efforts pour réécrire les normes internationales rendent le travail de défense des droits de l’homme plus difficile que jamais”, indique la lettre.

Le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères, Zhao Lijian, a répondu que ces affirmations sont “sans fondement et ne valent pas la peine d’être réfutées”.

La lettre demandait également au Conseil des droits de l’homme d’évaluer les violations des droits de la Chine, et d’établir un “mécanisme impartial et indépendant des Nations unies pour surveiller étroitement, analyser et faire rapport annuellement sur le sujet”.