Frère Alois über die Corona-Pandemie à Taizé – DOMRADIO.DE

De Taizé en France, Frère Alois s’est rendu en voiture au Vatican et retour. Le Prieur de la Fraternité œcuménique de Taizé y a effectué sa visite annuelle du Pape. Comment un public travaille-t-il dans la pandémie?

DOMRADIO.DE: Vous avez rencontré le Pape jeudi. De quoi lui avez-vous parlé?

Frère Alois Loser (Prieur de la Communauté de Taizé): C’était bien sûr très impressionnant qu’il me reçoive maintenant en cette période difficile de Corona. Nous avons appelé et obtenu ce rendez-vous tout de suite. On nous a dit au téléphone que le Pape recevait. “Si vous pouvez venir, le public aura lieu”, a-t-il dit.

Nous, à Taizé, étions très heureux que cela soit également possible cette année. Comme chaque année et les années précédentes. Soit dit en passant, avec son prédécesseur, le pape Benoît. Frère Roger a commencé cette réunion annuelle pour exprimer notre fraternité. Je suis reconnaissant que cela ait eu lieu.

DOMRADIO.DE: À la fin de l’année dernière, la Rencontre européenne de la jeunesse n’a pas pu se dérouler comme d’habitude à la fin de l’année avec plusieurs milliers de jeunes. En fait, ce serait à Turin, dans le nord de l’Italie. Y a-t-il des plans pour savoir quand et où vous rencontrerez à nouveau les jeunes?

Frère Alois: Oui, j’en ai aussi parlé au Pape. Nous prévoyons toujours de rattraper la rencontre européenne de Turin à la fin de l’année. Peut-être aussi sous une forme qui correspond à la situation actuelle, par exemple avec un nombre limité de participants. Mais nous espérons vraiment pouvoir aller à Turin et ne pas avoir une autre réunion européenne sur Internet, comme nous l’avons fait l’année dernière au tournant de l’année. C’était bien sûr également très bien et nous a donné l’opportunité de l’avoir dans le monde entier, avec des participants de différents continents.

DOMRADIO.DE: Pour vous, c’était une visite volante au Vatican. Vous n’étiez là que pendant une courte période, également à cause de Corona et avec un test négatif. Comment est-ce à Rome ou au Vatican? Quelle est la situation là-bas?

Frère Alois: J’ai été surpris. Toute la matinée a été remplie de spectateurs. Le pape allait aussi très bien. Je pensais qu’il serait fatigué du voyage en Irak. Mais il était très présent et avec beaucoup de joie et beaucoup d’ouverture. Il écoute, il reçoit vraiment les gens qu’il rencontre. Et cela m’a encore impressionné cette fois.

DOMRADIO.DE: De retour à Taizé, vous avez célébré le dimanche des Rameaux. Comment va votre communauté en période de pandémie?

Frère Alois: C’est bien sûr un très grand bouleversement pour nous que si peu de gens – dans quelques semaines personne du tout – soient ici. Certaines personnes pourront venir à Pâques. Espérons que cela reste ainsi. Mais c’est un très grand changement pour nous, qui n’est pas facile, mais qui a aussi des côtés positifs.

Nous avons eu beaucoup plus de rencontres entre nous frères tout au long de l’année. Nous avons réfléchi à des questions là-bas. Comment simplifier notre mode de vie? Nous sommes obligés de le faire, mais comment pouvons-nous aussi être plus attentifs aux défis écologiques? Nous avons fait des choix concrets qui changeront nos vies. Ce fut un moment pour nous aussi, et c’est un temps d’approfondissement de la foi et de la confiance.

Non seulement nous prêchons à ce sujet, mais nous sommes nous-mêmes exposés à des insécurités existentielles, comme beaucoup d’autres personnes. Et cela exige que nous vivions cette confiance en Dieu beaucoup plus personnellement et beaucoup plus existentiellement qu’à une époque où nous allons bien. À la fois matériellement, mais aussi avec de nombreuses réunions de jeunes et ainsi de suite. Le fait que cela ne soit plus applicable crée un vide et aussi des difficultés matérielles.

DOMRADIO.DE: Surtout à Pâques, de nombreux jeunes viennent chez vous, acceptent volontiers votre offre et célèbrent ensemble les jours saints et les jours de Pâques à Taizé. Les gens peuvent-ils venir vers vous en ce moment, même si les chiffres d’incidence sont si élevés en France?

Frère Alois: Oui, nous en avons discuté avec les autorités ici et nous avons précisé dans quelles conditions nous allons accueillir les gens ici. Cela comprend le maintien de vos distances, l’hébergement séparé et les groupes de discussion et de restauration, seulement six personnes ensemble, et ainsi de suite. Nous pouvons nous conformer à ces conditions et nous avons donc également le feu vert des autorités ici pour que nous puissions accepter des personnes. Il y en aura un nombre limité, mais l’année dernière, nous avons pu accueillir jusqu’à 500 personnes tout en respectant les conditions de la période corona.

L’interview a été menée par Katharina Geiger.