Exclusif : L’impôt sur les plus-values immobilières en France va exploser pour les résidents britanniques – City A.M.

Les résidents britanniques possédant une résidence secondaire en France devront payer beaucoup plus d’impôt sur les plus-values lors de la vente de biens immobiliers à partir de l’année prochaine, lorsque la Grande-Bretagne quittera la période de transition du Brexit.

Les autorités fiscales françaises ont confirmé aujourd’hui que les résidents britanniques ne bénéficieront plus de l’exemption de l’UE d’un impôt sur les prélèvements sociaux et devront payer le plein taux d’imposition de 36,2 % lorsqu’ils vendront leur propriété à profit.

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Auparavant, les citoyens britanniques payaient 26,5 % car ils ne payaient qu’une fraction des prélèvements sociaux français, qui financent les services publics du pays.

Cela pourrait rendre moins désirables les maisons de vacances dans des destinations populaires comme Nice, la Provence et Cannes.

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Ce coup dur intervient alors que la couverture médiatique de cette semaine s’est concentrée sur le fait que les Britanniques ne pourront passer que 90 jours sur six dans la zone Schengen de l’UE à partir du 1er janvier.

Cela signifie que les propriétaires de résidences secondaires dans des pays comme la France, l’Italie et l’Espagne sont beaucoup plus limités quant à la durée de leur séjour dans leur maison de vacances s’ils ne possèdent pas de passeport européen.

Immobilier géant Knight Frank a déclaré en juillet que la demande britannique de maisons de vacances en France avait bondi cette année et que son bureau français avait “enregistré ses semaines les plus chargées depuis plus de dix ans”.

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Les demandes de renseignements sur les maisons de vacances en Provence, par exemple, ont grimpé de 26 % en glissement annuel au cours du premier semestre de 2020.

Alison Ashby, directrice des partenaires français de Knight Frank, Junot Fine, a déclaré : “Il y a ceux qui cherchent à changer de style de vie après la fermeture du logement, il y en a d’autres qui veulent profiter des prix record du marché en prévision d’un éventuel ralentissement économique, et pour de nombreux investisseurs internationaux, il y a l’attrait de l’immobilier parisien comme refuge en période de turbulences.”