Étude en France: un rapport révèle un “ déclin modéré ” de l’intérêt – Study International News

Alors que le COVID-19 ravage le monde et laisse de nombreuses universités sous le choc en raison de la perte de revenus des étudiants internationaux, une agence française a rapporté que le pays n’avait subi qu’un déclin modéré de l’intérêt pour étudier en France. L’édition 2021 des Chiffres clés de Campus France a étudié les effets du COVID-19 sur la mobilité étudiante.

«La pandémie COVID-19 a perturbé la mobilité étudiante internationale. Les verrouillages successifs, les difficultés de déplacement et la fermeture des frontières ont ralenti les déplacements », a déclaré Campus France. «Malgré le contexte difficile, la France s’est affirmée comme une destination de choix. Les étudiants ont répondu, montrant une volonté renouvelée d’étudier en France, en particulier ceux d’Afrique subsaharienne, du Maghreb, du Moyen-Orient et d’Europe, comme le montre la première partie des Chiffres clés.

“Le baisse modérée du nombre d’étudiants internationaux cette année (-25%), par rapport à celle des pays voisins, est le résultat de l’action volontaire et conjointe du gouvernement et des institutions », a-t-il précisé.

Avant la pandémie, la France était le sixième pays le plus populaire pour étudier, derrière l’Allemagne et la Russie mais devant le Canada. Le nombre d’étudiants étrangers – 370 000 – continue d’augmenter de 23% au cours des cinq dernières années, mais à un rythme plus lent que la moyenne mondiale et les concurrents, a-t-il expliqué. La France était également le sixième pays d’origine des étudiants se dirigeant notamment vers les établissements francophones du Québec, de la Belgique et de la Suisse.

Etudier en France 2021: réalité possible ou chimère?

Avant la pandémie, le pays était le sixième pays le plus populaire pour étudier. Source: Thomas Samson / AFP

Campus France prévoit que la mobilité étudiante pourrait reprendre en fin d’année. «La France devrait voir ses liens avec l’Afrique se renforcer et pourra vraisemblablement compter sur une reprise de la mobilité européenne au semestre d’automne», a-t-il déclaré.

Le rapport ajoute que les étudiants indiens semblent désireux d’étudier à nouveau à l’étranger. Moins d’étudiants chinois envisagent de faire de même, que ce soit en France ou dans le reste du monde. «À moyen terme, il semble y avoir un intérêt accru pour des plans d’études plus régionaux, en particulier en Asie. Si cela préoccupe les institutions anglo-saxonnes (en Australie, au Royaume-Uni et aux États-Unis) souvent dépendantes de la mobilité chinoise, c’est aussi l’occasion pour les universités françaises d’approfondir leurs liens avec leurs homologues européens et de renouer avec les grands pays émergents d’Amérique latine et d’Asie », a-t-il déclaré.

Tout au long de la pandémie, le pays a continué à accueillir des étudiants et des chercheurs internationaux, mais les procédures d’entrée varient selon les pays d’origine. Plus de détails peut être obtenu auprès de Campus France. Le président français Emmanuel Macron a récemment annoncé que les écoles du pays fermeront pendant au moins trois semaines, et les voyages à l’intérieur du pays seront interdits pendant un mois après Pâques pour freiner la flambée des cas de COVID-19.