#BTColumn – La dignité du travail

Avertissement : Les points de vue et opinions exprimés par cet auteur sont les leurs et ne représentent pas la position officielle de La Barbade aujourd’hui.

par Dennis De Peiza

La dignité du travail et des travailleurs repose sur la présomption que tous les emplois sont respectés et que toutes les formes de préjugés et de discrimination sont éliminées en ce qui concerne le type de travail effectué. Les employeurs peuvent donner le ton en faisant preuve de respect pour les droits des travailleurs, les droits de l’homme, et en offrant de bonnes conditions de travail. Il s’agit essentiellement de promouvoir le travail décent.

L’Organisation internationale du travail (OIT) définit le travail décent comme “un travail productif pour les femmes et les hommes dans des conditions de liberté, d’équité, de sécurité et de dignité humaine”.

L’OIT avance que le travail est considéré comme décent lorsqu’un salaire équitable est versé, lorsqu’il existe une forme d’emploi sûr, que des conditions de travail sûres prévalent, que l’égalité des chances et de traitement est appliquée à tous les travailleurs, que les travailleurs et leurs familles bénéficient d’une protection sociale, que des perspectives de développement personnel sont offertes, que l’intégration sociale est encouragée et que les travailleurs sont libres d’exprimer leurs préoccupations et de s’organiser.

Les travailleurs syndiqués bénéficient de l’action collective qui découle des accords conclus dans le cadre d’une convention collective, et de la représentation faite par le mouvement syndical pour garantir une protection sociale adéquate. Il convient de souligner que la protection sociale revêt une importance considérable pour les travailleurs pauvres. Les syndicats sont donc tenus de jouer un rôle important dans la protection contre l’exploitation des travailleurs par les employeurs.

En général, la protection sociale est conçue pour protéger les personnes ayant un faible niveau d’éducation, celles qui ont généralement un travail précaire, qui ont un emploi dans le secteur informel et qui sont des travailleurs indépendants. Les travailleurs qui entrent dans ces catégories sont confrontés à des disparités de revenus.

Souvent, aucune formation professionnelle n’est prévue. L’insécurité de l’emploi explique l’incidence élevée de la rotation du personnel. Le niveau de revenu étant un problème, de nombreux travailleurs sont obligés d’exercer plus d’un emploi afin de gagner suffisamment pour subvenir aux besoins de leur famille et faire face aux obligations financières existantes. Ce serait le sort d’environ 1,4 milliard de personnes dans les pays en développement.

Il doit être déconcertant pour les travailleurs de constater qu’ils sont nettement sous-payés pour le travail qu’ils font. Les employeurs sont connus pour attendre de leurs employés qu’ils fassent preuve d’une bonne éthique de travail et qu’ils soient productifs. Les travailleurs vulnérables qui, pour la plupart, sont souvent considérés comme des travailleurs de bas niveau, ont tendance à être stigmatisés.

Ce seul facteur peut contribuer au faible niveau des salaires versés et à la sécurité d’emploi liée à l’emploi. Il semblerait que les travailleurs vulnérables occupent des emplois sous-évalués. Les employeurs et le public repensent souvent la valeur de ces travailleurs de bas niveau lorsque les circonstances justifient qu’ils retirent leur travail pour faire pression en faveur de l’amélioration des conditions de travail.

Si la dignité du travail doit prendre les caractéristiques prévues, il faut commencer par le paiement de meilleurs salaires. Le fait que de nombreux travailleurs continuent à vivre dans la pauvreté et doivent compter sur l’aide sociale et les services sociaux de l’État signifie que ces personnes ne sont pas habilitées. Dans ces circonstances, les travailleurs ne sont pas enclins à être motivés et, par conséquent, il y a une baisse de la productivité des travailleurs.

La dignité du travail s’étend à tous les domaines et s’applique à toutes les catégories de travailleurs. Les travailleurs des classes moyennes et supérieures ont les mêmes attentes. Pour certaines raisons, on estime que ces deux catégories de travailleurs sont plus favorisées. Il se peut qu’elles entrent dans la catégorie des travailleurs professionnels dont l’expertise a une valeur plus élevée que celle du travailleur moyen. Cette perspective va à l’encontre de l’attente de promotion de l’équité et du traitement équitable des travailleurs.

La dignité des travailleurs a beaucoup à voir avec le respect que leur témoignent leurs employeurs et leur direction. Les employeurs qui refusent de payer leur part de la cotisation à l’assurance nationale des travailleurs, ce qui est une obligation légale, non seulement manquent de respect à leurs employés, mais pratiquent la malhonnêteté.

Les employeurs qui ne versent pas aux travailleurs leur salaire ou leur traitement en temps voulu démoralisent en fait leurs employés. C’est encore pire lorsque les employeurs ont recours à la réduction des effectifs et n’honorent pas le paiement des indemnités de licenciement.

Il est conseillé aux employeurs de s’engager à respecter les normes en vigueur sur le lieu de travail. Ils doivent montrer qu’ils ont conscience de ce qui est juste, équitable et raisonnable, et qu’ils sont prêts à travailler pour que la dignité du travail et des travailleurs ne soit pas compromise.

Le respect des normes et pratiques du travail, la conformité aux exigences de la législation, des processus et des procédures du travail et l’identification avec la politique établie donneraient des raisons de croire que les droits des travailleurs et la dignité du travail sont respectés.

De nombreuses entreprises suggèrent souvent qu’elles ont à cœur l’intérêt de leurs employés. Comme le dit le cliché, “La preuve est dans le fruit”.

C’est une honte brûlante que les employés soient obligés de recourir aux piquets de grève pour faire pression afin que justice soit rendue et exiger ce à quoi ils ont droit légalement. Il est difficile de comprendre comment les employeurs qui se rendent coupables de tels comportements peuvent, dans le même temps, se vanter d’avoir une conscience d’entreprise ou sociale. L’affichage d’une conscience sociale signifie que l’employeur comprend l’importance de rendre ses employés heureux. La conscience sociale doit donc dépasser les limites de l’investissement en capital, pour se concentrer sur la valorisation des personnes en tant qu’actifs dans la chaîne de valeur.

En résumé, l’employeur modèle doit faire preuve d’un sens ou d’une conscience de sa bonté morale, de son caractère, de sa conduite et de ses intentions, qui reflètent sa compréhension du fait qu’il doit remplir ses obligations et faire les bonnes choses.

Dennis De Peiza est consultant en relations de travail chez &amp ; Employee Relations Consultant. Regional Management Services Inc. visitez notre site web : www.regionalmanagement.services.com

Lisez notre ePaper. Rapide. Factuel. Gratuit.

Inscrivez-vous et restez au courant de l’actualité de la “Barbade GRATUIT les dernières nouvelles.