3 Arrêté alors que la France enquête sur une attaque à coups de couteau dans la région parisienne – Voice of America

PARIS – Les autorités françaises ont arrêté trois personnes dans le cadre de la mort par arme à feu d’un policier près de Paris vendredi, alors qu’elles explorent d’éventuelles motivations terroristes de l’agresseur, qui a été tué par la police.

Les médias rapportent que les trois personnes détenues comprennent un père et deux personnes qui ont abrité le Tunisien de 36 ans, qui a poignardé un policier et mère de deux enfants vendredi dans la paisible ville de Rambouillet, à 60 kilomètres de Paris.

La police a abattu l’homme. L’agent de police, qui avait été poignardé à la gorge, est mort de ses blessures. Le procureur antiterroriste de la France a déclaré que l’assaillant avait fait des commentaires indiquant un mobile terroriste. Il a crié «Allahu Akbar» ou «Dieu est grand», en arabe avant le coup de couteau, selon les médias.

L’incident survient après que la France a résisté à une série d’attaques, y compris une attaque à Paris l’année dernière, une décapitation d’un instituteur français dans la banlieue pour avoir montré des dessins animés du prophète Mahomet et le coup de couteau de trois personnes dans une église du sud de la ville de Nice, également par un Tunisien.

Ce dernier agresseur est arrivé illégalement en France il y a plus de dix ans, mais a finalement obtenu des papiers de résidence selon une source policière qui s’est entretenue avec les médias. Il n’avait déménagé que récemment à Rambouillet.

Le président français Emmanuel Macron a déclaré que le pays ne céderait jamais au terrorisme islamiste dans un tweet qu’il a publié vendredi.

En visite vendredi sur le site des coups de couteau, le Premier ministre français Jean Castex s’est fait l’écho du président, affirmant que le gouvernement était d’autant plus déterminé à lutter contre le terrorisme.

La police française a été la cible de plusieurs attaques passées.

François Bercani, haut responsable d’un syndicat de police local dans le département d’Yvellines, où se trouve Rambouillet, a déclaré à la radio France-Info que la police manquait de personnel. Il a appelé à un renforcement de leur nombre et à une protection accrue des postes de police, affirmant que la police était ciblée en tant que représentants de l’État français.

Le ministre français de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a déclaré que la sécurité dans les commissariats de police serait renforcée. Les législateurs finissent également de travailler sur un projet de loi poussé par le gouvernement de Macron pour lutter contre l’extrémisme islamiste.

La dirigeante d’extrême droite Marine Le Pen a cependant déclaré à la télévision française que la réponse du gouvernement était insuffisante. Elle a demandé pourquoi le suspect de Rambouillet avait des papiers légaux.

Les responsables gouvernementaux ont à leur tour accusé Le Pen de politiser la question. Elle est considérée comme le principal adversaire de Macron lors du vote présidentiel de l’année prochaine.